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Une nouvelle vie


Le train de banlieue était bondé ce lundi soir comme tous les autres soirs de la semaine d'ailleurs. Gaétan avait néanmoins réussi à trouver une place assisse. Il était coincé entre la cloison du wagon et un homme ventripotent qui n'arrêtait pas de renifler brouillement. En face de lui venait de s'installer une jeune femme d'une trentaine d'années qui s'était aussitôt absorbée dans la lecture d'un livre sans lui adresser le moindre regard. A l'opposé de Gaétan qui ne pouvait s'empêcher de laisser glisser les yeux sur la poitrine de la passagère. Il avait toujours eu un faible pour les poitrines féminines et celle qu'il matait en ce moment commençait à l'exciter. Il s'imaginait malaxant les deux gobes de chair ferme, les faisant rebondir doucement dans ses mains, tirant délicatement sur les pointes avec ses doigts. S'il avait eu une telle paire de nichons il aurait passé des journées entières à se les peloter, c'était certain! Au gré de son imagination son sexe prenait vie. Peu à peu, il grossissait jusqu'à ce qu'une douleur sournoise vienne le tirer de sa rêverie pour lui rappeler sans équivoque possible qu'il portait une cage de chasteté. Il pouvait sentir son membre emprisonné qui continuait de grossir, de manière autonome, dans le confinement de la cage, accentuant encore la douleur. De dépit il détourna la tête de Miss Gros Seins, pour regarder le paysage par la fenêtre et essayer de penser à autre chose. Seul moyen d'empêcher la douleur de croître d'avantage. 



Cela faisait maintenant six mois que Véronique, sa femme, lui avait offert une cage de chasteté. Afin, avait-elle dit en minaudant, qu'il ne l'oublie pas et qu'il arrête de se tripoter comme un malade. Un détail parmi d'autres de sa nouvelle vie. A l'époque il se masturbait deux à trois fois par jour. Et depuis, il n'avait eu droit, en tout et pour tout, qu'à cinq éjaculations qui l'avaient laissé encore plus frustré que réellement soulagé. Après vingt ans de mariage leur relation s'était métamorphosée. Plus précisément c'était après le départ des enfants qui continuaient leurs études loin du foyer et qui ne revenaient que le week-end que tout avait commencé. Avant cela, il avait à peu près tout essayé pour convertir sa femme à la domination féminine, sans le moindre succès. Depuis son adolescence c'était son sujet de prédilection avec les gros seins bien sûr. Surtout le côté psychologique de la chose l'intéressait. L'échange total de pouvoir entre un homme et une femme. Au fond de lui il croyait que les femmes étaient faites pour diriger et les hommes pour leur obéir. Et que la société actuelle allait bientôt être bouleversée par le pouvoir de plus en plus grand qu'elles détenaient : dans la fonction publique, l'enseignement, la justice, la politique et l'économie.



A croire qu'elle avait enregistré depuis des années ses fantasmes les plus secrets et qu'elle s'en servait à présent pour le mener là où elle voulait. En fait, au départ il avait été ravi de ce changement d'attitude mais maintenant les choses allaient trop loin à son goût. Tout au moins il sentait qu'il n'avait plus tout à fait la maîtrise des événements. Mais n'était-ce pas là, la vraie soumission ? 



Chapitre 1



Il était la, à genoux, au milieu du salon. Nu, les mains derrière le dos, la tête baissée. Et Véronique lui faisait une scène. Elle tournait autour de lui une cravache à main. De temps en temps elle ponctuait son discours par un coup de pied dans ses fesses ou une gifle sonore. La semaine commençait très mal pour lui. Tout ça parce qu'il ne l'avait pas prévenu de son retard et qu'il avait oublié d'acheter son hebdomadaire au kiosque de la gare. Et voilà qu'elle lui annonçait une semaine de rééducation afin de rectifier son comportement, qui laissait de plus en plus à désirer, selon elle. Cela signifiait sept jours de galère avec en prime l'impossibilité de se branler le dimanche soir. Car Véronique avait décidé de lui autoriser une courte libération de sa cage de chasteté le dimanche soir, exclusivement, et seulement s'il s'était montré irréprochable durant les jours précédents. Malgré tous ses efforts il y avait presque toujours quelque chose qui n'avait pas été au goût de sa femme et il devait faire abstinence une semaine supplémentaire.



Gaétan levait de temps en temps la tête pour observer sa femme. Il la trouvait belle dans son intransigeance et sa colère. Ses talons hauts, ornements finaux de ses longues jambes fuselées, claquaient sur le carrelage. Sa petite poitrine tressautant à chaque pas sous le fin chemisier. Sa jupe à mi-cuisse dévoilant la lisière dentelée de ses bas noirs lorsqu'elle marchait. 



- Pour ce soir, tu iras coucher immédiatement après m'avoir préparé le dîner car demain tu te lèveras à 4:00. Je t'aurais préparé une liste. Mais avant je vais te punir pour ta conduite inadmissible. Tu connais le tarif ? Questionna t-elle en se plantant devant lui les mains sur les hanches.



- Un coup de canne par minute de retard répondit dans un souffle Gaétan, la tête toujours baissée.



- Exact. Allez hop en position ! Ordonna sa femme en installant une chaise de la salle à manger devant lui.



Gaétan savait ce qu'il devait faire. Il vint se plier en deux sur la chaise. Le ventre contre le dossier et les mains bien à plat sur le siège de paille. Il aurait ainsi les fesses bien exposées à la caresse de la canne. Il ne se considérait pas comme un masochiste qui prend son plaisir sous les coups reçus. Cette punition lui coûtait vraiment. Il entendit Véronique quitter la pièce puis revenir. Il l'entendit claquer la langue puis poser un verre sur la table basse du salon. Elle semblait savourer ces moments comme une chatte devant une soucoupe de petit lait. Elle allait prendre son temps.. 



Il entendit la fine canne siffler dans l'air et contracta instinctivement ses muscles. Plusieurs fois la canne bourdonna autour de lui sans le toucher. Puis, alors qu'il ne s'y attendait pas elle s?abattit sur ses fesses en y dessinant une longue traînée rougeâtre. Il se garda bien cependant de soulever les paumes ou les plantes de ses pieds. Car dans ce cas, le coup ne comptait pas et c'était au choix de Véronique de recommencer depuis le début ou seulement à partir du compte précédent. Au cinquième coup des larmes commençaient à perler au coin des yeux. Au dixième, Véronique fit une pause. Elle s'installa dans un fauteuil et alluma une cigarette. Gaétan avait interdiction de bouger sous peine de devoir recommencer sa punition de zéro. Il ne sut pourquoi mais l'image de Miss Gros Seins lui traversa la tête. C'était à cause d'elle s'il avait oublié de prévenir sa femme de son retard et d'acheter l'hebdomadaire à la gare. Il n'avait pu s'empêcher de suivre la démarche souple de la fille à la descente du train. Son petit cul moulé dans un pantalon noir qui se balançait au rythme de ses pas. Mais il n'arrivait pas à lui en vouloir, car s'il était dans cette position humiliante c'était entièrement de sa faute à lui et sa queue qui trop souvent lui tenait lieu de cervelle.



Véronique se leva après avoir écrasé sa cigarette. Elle vint vers lui et caressa ses fesses. Donnant de petites tapes pour faire circuler le sang.



- Bon, je vais finir le travail. Il reste des endroits encore vierges. Ne t'avises surtout pas de bouger sinon... menaça-t-elle.



Gaétan prit la menace au sérieux. Serrant les dents tant qu'il pouvait. Au vingt-troisième coup il laissa échapper un cri de douleur. Ses jambes commençaient à le trahir. Il pliait convulsivement les genoux en se gardant bien de décoller ses plantes de pieds.



- Les cinq derniers, annonça sa femme d'une voix suave.



Véronique colla la canne doucement sur le haut des cuisses de son mari puis ramenant son bras en arrière elle propulsa ensuite l'instrument sur la cible. Son poignet se plia légèrement au moment de l'impact. La canne glissa un peu. Gaétan poussa un cri de bête blessée. Véronique de sa main libre appuyait sur la tête du puni pour l'empêcher de la relever sous la douleur engendrée par les coups. Les quatre suivants furent de la même intensité mais il tint bon. Le visage ravagé par les larmes il se prosterna aux pieds de sa femme et lui embrassa ses fines chaussures tout en la remerciant de l'attention dont elle avait fait preuve à son égard.



- J'aime que la punition corresponde au crime, commenta t-elle comme pour elle-même. J'exige que tu recopies à la main, pour lundi prochain, tous les articles de mon magazine. Ca devrait à la fois t'instruire et te servir de leçon. 



Elle le congédia d'un léger coup de pied à la tête, tout en lui ordonnant de lui préparer un plateau télé. Tandis qu'il s'affairait, il l'entendit monter dans sa chambre pour se changer. Lorsqu'il entra dans le salon, Véronique était en robe de chambre allongée dans le divan, les pieds sur la table de salon. La télécommande à la main elle zappait les chaînes du câble. Il posa le plateau à côté d'elle.



- Tu peux aller te coucher maintenant.. Profites-en pour te reposer et méditer sur ta conduite lui dit-elle.



Il était 19:45, Gaétan embrassa sa femme sur la bouche, lui souhaita une très bonne soirée et monta le ventre vide à l'étage dans la chambre d'amis qui était maintenant la sienne durant la semaine. Le week-end il regagnait la chambre de sa femme, à cause des enfants. Mais il lui arrivait parfois de dormir sur la descente de lit. 



Il n'avait pas sommeil. Son estomac grognait, ses fesses le brûlaient et il avait une irrépressible envie de se branler. Il entendait vaguement les bruits de télé venant du salon. Il n'y a pas si longtemps c'était lui qui se prélassait dans le divan pendant que sa femme travaillait à l'entretien du ménage. Maintenant il devait lui demander l'autorisation de regarder une émission ou un match de foot. Suivant son humeur elle lui accordait ou non. Il ne savait jamais d'avance. Comme pour la branlette du dimanche soir ! C'était toujours au dernier moment qu'il savait.. Et il était hors de question qu'il lui demande la permission de se branler sous peine de voir, automatiquement, sa date de libération repoussée d'une semaine. Il était totalement à la merci de l'inconstance féminine. Se tournant et se retournant dans son lit il parvint à s'endormir quelques heures plus tard, bien après que Véronique eut regagné sa chambre.

A SUIVRE

marie.dom@wanadoo.fr

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